Carnaval au Moyen Age : Les enfants étaient rois

S'il y a une fête où il est donné l'occasion de se costumer, c'est bien le carnaval !

Aujourd'hui, Il est célébré un peu partout dans le monde. Il est pour chacun l'occasion de se déguiser, de se travestir, de porter des masques, de chanter et danser mais aussi et surtout de changer de personnage pour quelques heures voire quelques jours!

Les origines du carnaval sont multiples et les plus anciennes connues remontent à l'antiquité.
De nombreuses fêtes y étaient organisées pendant lesquelles l'ordre établi était renversé. C'était aussi l'occasion de faire des choses qui étaient habituellement interdites.
Le monde à l'envers en somme!
Ces fêtes se déroulaient principalement à la fin de l'hiver pour célébrer le retour du printemps, de la fécondité et le réveil de la nature.


Dans l'ancienne Babylone, dès le II ème siècle avant JC, les fêtes appelées "sacées" étaient données en l'honneur de la déesse Anaïtis. Durant 5 jours les rôles étaient renversés entre les esclaves et leurs maîtres. Ainsi un condamné à mort devenait roi pendant quelques jours avant d'être exécuté ...

Dans la Grèce antique, les Dionysies honoraient quant à elles Dionysos, dieu de la fécondité, du vin et de la végétation. Cette fête qui durait 5 jours était l'occasion de défilés à travers champs, de cérémonies théâtrales, de mascarades et jeux de mime.
 
Dans la Rome antique, les "Saturnales" étaient de grandes fêtes célébrées à Rome en l'honneur de Saturne, dieu de l'agriculture et du temps. Comme lors des Sacées de Babylone, les Saturnales permettaient d'inverser l'ordre établi. Pendant plusieurs jours, les esclaves devenaient les maîtres et tout était permis.

Cette fête symbolisait en fait l'égalité qui existait à l'origine entre les hommes.
     

Au Moyen Age, le carnaval était un moment de folie collective pendant lequel tous les excès étaient permis. Il était l'occasion de laisser exploser les fantasmes contenus toute l'année. Grâce aux déguisements, aux masques, chacun pouvait oublier pour un temps la misère, la maladie, la souffrance. Chacun pouvait changer de condition.

Comme toute fête au sens plein du terme, le carnaval était la négation du quotidien. Symbole même de la fête populaire, il instaurait un temps pendant lequel il était possible de s'affranchir des règles et des contraintes du quotidien.
Il permettait ainsi d'outrepasser les règles morales et sociales.


Dans un premier temps, l'église condamna les manifestations carnavalesques héritées des saturnales romaines, puis ne pouvant s'y opposer, elle les récupéra. C'est ainsi que le carnaval s'étend de la fête des rois au mercredi des cendres.

Réjouissances, cavalcades et ripailles culminaient lors du mardi-gras, ultime jour de bonne chère avant le carême, temps de jeûne.

Carême faisait appel à la spiritualité de l'homme, carnaval s'adressait à son être charnel, pétri d'instincts et de passions. Le carême exigeait le jeûne, carnaval autorisait toutes les outrances:

On dansait dans les églises, les prières étaient dites à l'envers, un âne y officiait! Les riches se transformaient en pauvres, les hommes se déguisaient en femme, les enfants s'octroyaient des droits d'adultes...

La réserve qui régissait habituellement les rapports sociaux disparaissaient.


Au terme des célébrations, les péchés et les ténèbres de l'hiver étaient livrés au feu purificateur en brûlant un mannequin qui représentait symboliquement Sa Majesté Carnaval.

Carnaval est mort mais il est destiné à renaître...


Sources :
- Les fonctions des fêtes du point de vue psychosociologique - La fête de carnaval
site de l'université de Genève  
- Le carnaval, son origine et son histoire
Tête à modeler : activités pour enfants





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